Actualité Parlementaire

#Ukraine

2.jpg

Newsletter Novembre-Décembre 2021

Newsletter Septembre-Octobre 2021

Echange avec le Ministre de l'Intérieur de l'Ukraine Denys Monastyrsky à l'Assemblée Nationale

J'ai accueilli le ministre d'Etat, le ministre de l’Intérieur de l’Ukraine, Monsieur Denys Monastyrsky. L'occasion pour nous de faire le bilan des contrats de coopération signés récemment par Bruno Le Maire, ainsi que du lancement de l'initiative de Président Zelensky, La plate-forme de Crimée.


Avec la vice-ministre de l'Intérieur Mery Akopyan et la députée Mariia Mezentseva, présidente de la délégation ukrainienne auprès de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, nous avons évalué l'avancement du dossier de l'équivalence des permis de conduire, ainsi que de l'image de l'Ukraine en France.


Nous avons abordé les voies d’approfondissement de la coopération économique, notamment dans les domaines de la cyber sécurité et de l'IT. L'Ukraine est un partenaire dynamique qui a connu une forte évolution. Sa stabilité et sa croissance économique passeront par des coopérations internationales et par une politique économique ambitieuse.

IMG_9797.jpg
IMG_9758.jpg
IMG_9753.jpg

Newsletter

Déplacement en Ukraine d’une délégation du Groupe d’amitié France-Ukraine du Parlement

Tous les interlocuteurs parlementaires ukrainiens ont manifesté un intérêt tout particulier à échanger avec leurs différents homologues français, signe de l’attachement à l’Europe et à la volonté de tisser des liens plus étroits avec la France.

 

Toutes les Commissions ont fait part de leur volonté de voir l’Ukraine adhérer à l’OTAN, à l’Union européenne, et de leur attachement aux valeurs européennes, ainsi qu’au respect du droit international (intégrité territoriale, souveraineté des États).

 

Si toutes les Commissions ont salué l’engagement de la France dans la résolution du conflit au Donbass (Format Normandie, Protocole de Minsk) et la position française de ne pas reconnaitre l’annexion par la Russie de la Crimée, les membres de la Rada ont attiré l’attention des parlementaires français sur la lutte informationnelle offensive (cyberattaques, désinformation, ingérences, guerre hybride…) de la Russie sur le conflit, sur le manque de volonté patent du Kremlin dans la résolution de ce conflit, sur les illusions que Paris a pu nourrir envers un rôle prétendument constructif du président russe Vladimir Poutine sur le conflit, et tiennent à souligner les contradictions de la diplomatie européenne vis-à-vis de la Russie.

Les interlocuteurs ukrainiens ont tenu à souligner les différentes avancées de l’Ukraine sur le plan des réformes afin de se rapprocher juridiquement de « l’acquis communautaire » bruxellois et des valeurs européennes, comme en témoigne l’adhésion à l’automne de l’Ukraine à la Convention d’Istanbul (par ailleurs, la Rada comptera au minimum 40% de femmes lors de la prochaine législature).

Sur le plan de la transition numérique, l’Ukraine tend vers le modèle estonien avec le lancement d’une identité numérique et d’une e-administration. Kyiv vise l’objectif de 10% de son PIB dans le numérique d’ici 2023, forme 2 millions de personnes par an et 85% du territoire est couvert par la 4G. Sur le conflit avec la Russie, les interlocuteurs ont insisté sur les conséquences humaines (passeports délivrés par la Russie, arbitraire de Moscou dans la circulation aux points de contact, tirs réguliers de sniper russes…) du pourrissement militaire du conflit et de sa non résolution diplomatique.

 

Ainsi, la question des Tatars de Crimée a particulièrement été mise en exergue. En effet, depuis l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, l’organe législatif des Tatars de Crimée a été dissout par la puissance occupante. Depuis, d’aucuns constatent des assignations à résidence et des emprisonnements de leaders Tatars, comme des persécutions contre l’exercice de la foi des Tatars. Les traitements subis par les Tatars font revivre en eux la mémoire de la déportation par Staline en 1944. 30 000 Tatars ont selon la Commission des droits de l’Homme de la Rada fuient la Crimée pour le reste de l’Ukraine.

La délégation française a rencontré le Vice-Ministre des Affaires étrangères Monsieur Vasyl Bodnar et le Ministre de l’Intérieur Monsieur Arsen Avakov. Dans un style plus direct et pragmatique que les parlementaires, les deux ministres ont rappelé qu’ils souhaitent et qu’ils considèrent la France comme un partenaire stratégique de l’Ukraine. Ils visent avec ce partenariat à une intégration dite « euro-pratique » et sont avides d’accentuer la coopération entre les deux pays en approfondissant l’accord d’association avec l’UE. Pour Kyiv, les contrats commerciaux avec Paris ne se résument pas à un calcul comptable, mais illustre une volonté commune de codéveloppement profitable aux deux. Outre la volonté d’attirer plus de touristes hexagonaux en Ukraine, les membres du Gouvernement citent trois secteurs clefs à développer avec la France : la défense/cybersécurité, l’agriculture et l’industrie

La rencontre avec M. Arsen Avakov, Ministre de l’Intérieur fut d’une tonalité supérieure puisqu’il coprésidait (à la suite de sa démission votée par la Rada le 15 juillet 2021) avec le Ministre de l’Économie Bruno Le Maire la Commission économique mixte paritaire France-Ukraine. Or, à la suite de la visite au printemps dernier de M. Le Maire, plusieurs contrats ont été signés ou débloqués (camions échelle pour les pompiers, hélicoptères, locomotive, patrouilleurs, systèmes de traitement des eaux usées…), et une semaine avant l’arrivée de la délégation, une large majorité à la Rada a voté son approbation à ces contrats. M. Arsen Avakov a souligné que cette bonne entente lors de la phase générale de conclusion de ces contrats doit se poursuivre dans les futures et actuelles négociations techniques

La place et le rôle de la France dans l’architecture européenne de sécurité est à un tournant, et plusieurs futurs événements peuvent permettre à la France d’affirmer et de hausser son rang, son influence et son poids diplomatique. Dans un premier temps, le président ukrainien Volodymyr Zelensky organise le 23 août prochain, veille de l’anniversaire de l’indépendance, la Plateforme Crimée.

 

Ce sommet diplomatique auquel l’ensemble de la communauté internationale vise à rappeler l’illégalité de l’annexion de la Crimée par la Russie. Or, sachant l’attachement de la diplomatie française au droit international, au principe d’intangibilité des frontières et d’intégrité territoriale des États, comme de la non-reconnaissance et de la condamnation de l’occupation de la Crimée par la Russie, je recommande que la France soit représentée par le chef de sa diplomatie.

Dès lors, dans le cadre des ambitions du Président de la République française en matière d’autonomie stratégique européenne, le moment semble particulièrement idoine pour un déplacement du président français auprès de son homologue ukrainien. Une visite du Président français à Kyiv serait un message fort et clair envoyé à destination de la Russie, des États-Unis, de la Chine et de la Turquie dans l’affirmation de Paris pour la politique de sécurité européenne.

Newsletter des actualités ukrainiennes 

Newsletter #1
Newsletter #2
Newsletter #4

ÉVÉNEMENT - 14/03/2019

Ukraine : une crise humanitaire aux portes de l'Union européenne

En tant que présidente du groupe d’amitié France-Ukraine, j'ai eu l'honneur d'accueillir à l'Assemblée nationale, le 14 mars 2019, une conférence sur le thème "Ukraine : une crise humanitaire aux portes de l'Union Européenne", en étroite collaboration avec le Consortium ACCESS, la Protection civile et aide humanitaire de l'Union européenne et l'ACTED que je remercie.

Plusieurs intervenants ont pu s'exprimer lors d'une table ronde animée par Sophie Lambroschini, Chercheure associée au centre Marc Bloch, sur la situation de crise visible dans l'est de l'Ukraine.

De nombreuses propositions et réflexions ont émergé de cette discussion notamment sur les investissements pertinents à mettre en place en réponse aux enjeux humanitaires du pays. Ceci n'est bien sur qu'une étape vers une amélioration de la situation humanitaire inquiétante de cette région. Nous continuerons donc à collaborer étroitement pour apporter notre soutien à la population en détresse.

Je tiens à rappeler que d'un point de vue autant personnel que d'élue que je suis soucieuse et touchée par la situation humanitaire en Ukraine.

ÉVÉNEMENT - 07/06/2018

La manipulation de l’information dans les relations internationales : Le cas de l’Ukraine

Jeudi 7 juin 2018​, en tant que présidente du groupe d’amitié France Ukraine de l'Assemblée nationale, j'ai organisé un colloque : "la manipulation de l’information dans les relations internationales - le cas de l’Ukraine".

L'événement s'est articulé en trois temps. Une première table ronde a traité des fausses nouvelles comme phénomène des relations internationales, elle était modérée par Mathias Girel, maître de conférences de philosophie et directeur des études du département philosophie au CNRS. La deuxième table ronde s'est concentrée sur l'étude des fausses nouvelles en Ukraine et était animée par Alain Guillemoles, journaliste. Enfin, le colloque a été conclu par une table ronde s'interrogeant sur la nécessité de légiférer sur les fausses nouvelles, cette dernière était modérée par Murielle Hanot, secrétaire générale du conseil de déontologie journalistique.

Retrouvez l'intégralité de ce colloque en cliquant sur la vidéo ci-dessous.

ÉVÉNEMENT - 08/04/2018

Délégation parlementaire en Ukraine

Du 1er au 7 avril 2018, j'ai eu le privilège de mener une délégation parlementaire en Ukraine. Au cours de nos nombreuses rencontres, nous avons discuté des liens franco-ukrainiens et du moyen de les renforcer. 

30127398_332537847272180_815659890466671

ÉVÉNEMENT - 29/11/2017
Intervention à la Verokhvna Rada (Kyiv) lors de l'APCEMN

L’Assemblée parlementaire de la Coopération économique de la mer Noire (APCEMN) a été créée en 1993 par les Présidents des Parlements des États membres de la Coopération économique de la mer Noire, organisation qui rassemble aujourd’hui douze pays (Albanie, Arménie, Azerbaïdjan, Bulgarie, Géorgie, Grèce, Moldavie, Roumanie, Russie, Serbie, Turquie et Ukraine). Elle se réunit deux fois par an dans un État membre différent, le choix de de l'État membre accueillant la session semestrielle est fait selon l'ordre chronologique.

La France a le privilège de compter parmi les États observateurs. À ce titre, elle envoie une délégation parlementaire composée de trois députés et un sénateur au sein de l'Assemblée Parlementaire Economique de la Mer Noire (APCEMN). En tant que membre de la délégation française, j'ai eu l'honneur d'être invitée à la dernière session de l'année 2017 qui a eu lieu en novembre 2017 à Kyiv en Ukraine.

Les deux sessions de 2018 se dérouleront en Albanie et en Arménie.